Les Olympiens se sont inclinés pour leur premier match du stage à Evian (0-2, contre Nantes). Si la première période marseillaise a emballé, la seconde a vu une équipe nantaise recomposée et donc plus "fraiche" passer devant.
Très séduisants en première période (avec un Ben Arfa de gala) puis moins en verve en deuxième période, les Olympiens ont soufflé le chaud et le froid face à Nantes ce mercredi pour leur troisième match amical.
Les deux buts nantais après la pause venaient ainsi sanctionner une deuxième moitié de match moins réussie. Toutefois, le jeu proposé – malgré les occasions manquées – lors de la première partie de rencontre laisse se construire de solides espoirs.
Le nombreux public de Thonon, venu voir des vedettes et du jeu, fut donc servi dès l'entame. Avec une équipe de départ très compétitive articulée autour d'un 4-2-3-1 hybride par ses multiples permutations dans le secteur offensif, l'OM rentrait bien dans les débats. L'œuvre d'abord de Ziani, tonitruant pour son retour. Combatif, auteur de deux frappes dangereuses (8e, 9e) et d'un magnifique service en cloche pour Cissé, l'Algérien devait pourtant rapidement céder sa place sur blessure (remplacé par Zenden, 30e).
Presque un passage de relais pour Ben Arfa, auteur d'une première période parsemée d'une technique en mouvement épatante. A l'image de son slalom dans la surface nantaise ponctué d'un tir trop écrasé sur Heurtebis (16e). Alors que la tête de Cheyrou caressait la transversale des Canaris (34e). Beaucoup d'occasions, pas encore assez d'efficacité. A l'autre bout du terrain, l'autre bonne nouvelle venait de Mandanda qui, au moins par trois fois, - devant Bekamengua (11e et 21e) ou Babovic (20e) – se rappelait au bon souvenir des supporters olympiens. Placé sur le côté gauche, Erbate montrait pour ses débuts du sang-froid et une bonne technique.
La suite fut toutefois plus difficile pour les Olympiens. Face à une équipe nantaise recomposée aux deux tiers, le visage marseillais se fit moins séduisant.
Au raté de Da Rocha (48e), seul au second poteau, succéda une frappe lourde du vétéran proche du poteau droit (49e). Le trouble perdurait avec une situation chaude pour Babovic (50e) puis, logiquement, l'ouverture du score du FCNA intervenait sur un coup franc magistral de Keserü (60e). Il illustrait un coup de frein, dû, on l'aura compris, à une fraîcheur physique éprouvée.
Les roulements effectués et la réorganisation en 4-3-3 (avec l'entrée de Kaboré) ne furent pas suffisants ensuite pour revenir malgré le beau raid de Niang, conclu par une frappe trop enlevée (69e).
Pis, sur un contre, Nantes doublait la mise avec le long déboulé côté droit de Dossevi qui battait Mandanda de l'extérieur du pied (78e). 0-2. Un résultat sec qu'aurait pu adoucir un tir de Cana, renvoyé par le poteau (88e). Dur au final mais, à l'heure de l'analyse, tout cela ne prendra pas le pas sur les belles promesses des 45 premières minutes.